Cuisiner le delta du Niger : Poêles de cuisine, torchères et l’histoire des déchets


Cuisiner le delta du Niger : Poêles de cuisine, torchères et l’histoire des déchets

By Jennifer Tang

Volume 23, number 2, People’s Green New Deal

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Des fourneaux à gaz ont été allumés dans le delta du Niger, au Nigeria, dans les années 1950, lorsque la production de pétrole brut est devenue une entreprise commerciale. Depuis lors, les torchères sont devenues la norme et des milliards de mètres cubes de gaz contenant du méthane, du soufre et des oxydes d’azote sont rejetés dans l’atmosphère chaque année, contribuant à la crise du réchauffement climatique. Les efforts visant à mettre fin au torchage du gaz par le biais de la législation et de sanctions appropriées, se sont heurtés à la résistance des compagnies pétrolières, suivant ainsi une tendance qui a commencé à l’époque coloniale. 

Dans les années 1960, Shell affirmait que la demande pour ce gaz était limitée, sinon absente. En d’autres termes, la compagnie n’avait d’autre choix que de brûler ce sous-produit de l’extraction du pétrole brut. Dans son rapport annuel de 2017, Shell a affirmé qu’elle devait trouver un équilibre délicat dans la transition «vers un avenir énergétique à faible bilan de carbone pour gérer les risques du changement climatique, tout en étendant les avantages économiques et sociaux de l’énergie à tous les habitants de la planète». C’est une façon de dire qu’elle souhaite limiter son impacte sur le climat, mais que ce projet se heurte à la nécessité de faire profiter les bénéfices de l’énergie à tous. Quelle est la crédibilité de cette affirmation quand on sait que Shell est avant tout motivée par le profit ?

Le torchage du gaz, un acte écologiquement irresponsable, continue d’appauvrir les communautés et de nuire à leur santé et à leur bien-être économique. Il ne tient pas compte des Droits de l’Hommes, ni du droit à la dignité. Ceux qui vivent aux alentours des torchères sont très probablement plus vulnérables à la pandémie actuelle de COVID-19, car leur santé est déjà compromise par des troubles sanguins, des bronchites, de l’asthme et d’autres maladies respiratoires. Ensuite, il y a les pluies acides causées par le mélange de l’humidité dans l’atmosphère avec les oxydes de soufre et d’azote libérés par les torchères. La santé des sols est également touchée, ce qui a une conséquence directe sur la productivité agricole. Les luttes des populations contre les torchères sont des luttes pour la vie. 

L’article de Jenny Tang capture les efforts que font les compagnies pétrolières opérant au Nigeria pour polir leur image. Elles font la promotion de cuisinières dites «efficaces» basées sur la biomasse et présentent le gaz de cuisson comme un combustible de transition propre, adapté à la lutte contre le changement climatique. L’article démontre que la mise en œuvre de l’accord de Paris n’éliminerait pas la dépendance mondiale à l’égard des combustibles fossiles, en raison de lacunes insérées par les lobbyistes des industries de combustibles fossiles. 

Le développement continu de nouveaux champs de pétrole et de gaz par Shell rend caduque tout espoir d’atteindre les objectifs climatiques, car la seule exploitation des champs déjà développés entraînerait un dépassement de l’objectif de maintenir le réchauffement climatique à 1,5 ou 2 degrés Celsius. En outre, la pollution massive par les hydrocarbures du delta du Niger réduit également à néant tous les efforts visant à atteindre tout Objectif de Développement Durable —  un objectif que les cuisinières et les réchauds à gaz «efficaces» prétendaient poursuivre. Ce document montre l’hypocrisie des compagnies pétrolières qui découragent les investissements dans les sources d’énergie renouvelables, qui prétendent s’engager dans l’action climatique et promouvoir les avantages sociaux, tout en piégeant en fait des communautés vulnérables plus profondément dans la pauvreté et dans des filières énergétiques sans issues.

Nnimmo Bassey

 

L’utilisation de combustibles solides comme le bois et le charbon dans des cuisinières traditionnelles inefficaces provoque la pollution de l’air et contribue au changement climatique. L’exposition aux fumées de ces combustibles de cuisson provoque plus de 4 millions de décès prématurés par an, ce qui en fait «l’un des plus grands – mais moins connus – tueurs au monde», et cause «de graves problèmes pour la santé et les moyens de subsistance de ces familles, entravant leur capacité à échapper à la misère». Ce problème est bien connu et a attiré l’attention de nombreux programmes internationaux de développement et de santé.

En 2010, la Fondation Shell, la Fondation des Nations unies et le Département d’État américain ont cofondé la Global Alliance for Clean Cookstoves («l’Alliance»), un partenariat public-privé qui vise à faciliter la vie des «3 milliards de personnes [qui] cuisinent des aliments et chauffent leur maison en utilisant des combustibles solides dans des foyers traditionnels ou sur des feux ouverts». En octobre 2018, la Global Alliance for Clean Cookstoves a changé de nom pour devenir la Clean Cooking Alliance «afin de refléter plus précisément son approche de développement de l’industrie des cuisinières et les combustibles». Il s’est avéré que plusieurs poêles à biomasse améliorés qui ont été distribués par l’Alliance n’ont pas suffi à satisfaire leurs prétentions en matière de santé et de climat. Selon la journaliste d’investigation Sara Morrison, l’Alliance, après avoir «rejeté le propane simplement parce qu’il semble politiquement incorrect», va maintenant, à l’avenir, faire de plus grands efforts pour commercialiser des poêles qui brûlent du propane ou du gaz de pétrole liquéfié (GPL), parce que ces poêles «brûlent beaucoup plus proprement et efficacement que presque tous les poêles à biomasse, réduisant la fumée nocive dégagée pendant la cuisson tout en ayant un impact négligeable sur le climat»,

Loin de rejeter le GPL par souci de politiquement correct, l’Alliance a depuis le début cherché à commercialiser le GPL comme un combustible moderne et propre et à obtenir des subventions pour cela. En outre, le GPL n’a pas un «impact négligeable sur le climat», mais est un sous-produit de la production de pétrole et de gaz et sa commercialisation rendra les réserves de combustibles fossiles existantes et futures plus précieuses. Alors que les entreprises de combustibles fossiles commercialisent souvent le gaz comme carburant de transition vers des options d’énergie entièrement renouvelables, elles ont aussi délibérément bloqué les investissements dans les infrastructures renouvelables et indiqué à tort que les énergies renouvelables seraient intermittentes.

Le GPL, l’Alliance et le Nigeria

Cette intrusion dans la politique nationale est particulièrement vraie au Nigeria, où Shell et ses partenaires, par l’intermédiaire de l’Alliance, ont aidé le gouvernement nigérian à rédiger des lois privilégiant l’accès à des carburants comme le GPL sous couvert d’une politique d’énergies renouvelables. 

En 2015, Shell a dépensé plus d’argent en investissements sociaux au Nigeria que dans n’importe quel autre pays. Le Nigeria a le plus grand PIB d’Afrique et est le premier exportateur de pétrole du continent. Tous les gisements de pétrole et le gaz sont explorés et exploités par le biais de collaborations entre les entreprises de combustibles fossiles et le gouvernement nigérian. Les recettes pétrolières représentent environ 70 % des recettes du gouvernement et plus de 90 % de ses recettes d’exportation en 2017. La plupart des combustibles fossiles produits au Nigeria sont destinés à l’exportation, principalement vers l’Europe.

Bien qu’il soit le plus grand producteur de pétrole en Afrique, le Nigeria ne dispose pas d’infrastructures domestiques pour les combustibles fossiles, et la plupart des personnes qui vivent en dehors des centres urbains riches n’ont pas accès à l’électricité ou au gaz de cuisine. Le programme d’action nigérian «Énergie durable pour tous», publié par le gouvernement fédéral, indique que 98 % de la demande énergétique résidentielle provient des biocarburants et des déchets ; la plupart sont utilisés pour la cuisine. Le bois est couramment utilisé pour la cuisine car il est soit gratuit (surtout dans le Sud), soit relativement bon marché par rapport aux autres combustibles de cuisson. Ceux qui ont accès à l’électricité dépendent souvent de générateurs diesel. Les auteurs de ce rapport notent que «la demande énergétique des ménages est connue pour être principalement guidée par les prix des combustibles et des appareils, le revenu disponible des ménages, la disponibilité des combustibles et des appareils, et les préférences culturelles».

Shell et l’Alliance ont, depuis le début, cherché à augmenter la demande énergétique des ménages. Ils favorisent les subventions pour le GPL, augmentent sa disponibilité et celle des cuisinières adaptées au GPL, et influencent les préférences culturelles en faveur d’une plus grande adoption du GPL : 

  • En 2008, le plus grand groupe énergétique du Nigeria, Oando PLC, a acquis la participation de Shell dans deux blocs pétroliers offshore pour 625 millions de dollars (USD). En 2009, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et le ministère fédéral allemand de l’environnement (BMU) ont créé l’African Carbon Asset Development Facility (ACAD), qui a apporté son soutien à un partenariat entre Oando PLC et Alitheia Capital pour commercialiser le GPL. 
  • Dans un dossier de 2011 préparé par Accenture pour Shell et l’Alliance, des sections entières sont consacrées à l’augmentation de l’adoption du GPL et à la création d’un environnement favorable pour les ménages et les entreprises, en réduisant la taxe sur la valeur ajoutée sur le GPL produit localement, en transférant la subvention du kérosène du Nigeria au GPL, et en «réduisant la perception que le GPL est sensiblement plus cher que les autres sources de carburant».
  • Le 20 mars 2012, la «branche» nigériane de l’Alliance a été lancé à Abuja. Parmi ses membres figurent la Banque de l’industrie, l’Agence américaine pour le développement international, le Centre international de recherche sur l’énergie et le développement économique, la Fondation Heinrich Boell, la Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit allemande, Shell, Oando, la Commission de l’énergie du Nigeria et les ministères fédéraux de l’environnement, des affaires féminines et de la santé. Le 13 novembre 2012, ces acteurs et d’autres se sont réunis à Abuja à l’occasion du forum «LPG as a climate control tool in Africa : The Sustainability Agenda».
  • L’Alliance a également influencé la politique en matière d’énergie renouvelable au Nigeria pour y inclure le GPL. Par exemple, le programme d’énergie renouvelable du Nigeria comprend le National Clean Cooking Scheme (NCCS) qui «se concentre sur l’utilisation des réseaux sociaux dans les établissements ruraux pour faciliter l’utilisation accrue de poêles à bois améliorés, de GPL, d’éthanol et de biogaz».
  • L’intégralité d’un dossier présenté en janvier 2017 pour l’Alliance, Africare et McCann Global Health, est consacrée à la stimulation de la demande de poêles à GPL et de combustible dans les ménages nigérians.

Le site web de Shell note que «les gens n’ont pas toujours le choix des combustibles, principalement en raison de leur disponibilité et de leur prix. Les poêles électriques, par exemple, n’ont pas d’émissions lors de leur utilisation, mais sont limités aux zones ayant accès au réseau». Mais ce que le site web de Shell ne note pas, c’est son propre rôle dans la limitation de l’accès au réseau. 

Torchères, colonialisme des combustibles fossiles et résistance des Ogoni

Comment se fait-il qu’un pays riche en ressources comme le Nigeria ne dispose pas des infrastructures domestiques nécessaires pour répondre aux besoins de sa population en matière d’électricité et de cuisine ? 

L’histoire montre clairement comment les options énergétiques ont été refusées au peuple nigérian par le gouvernement colonial britannique et Shell. Les champs pétrolifères du delta du Niger contiennent à la fois du gaz associé et du pétrole brut, qui pourraient tous deux être utilisés comme combustibles. Cependant, comme le pétrole brut est moins volumineux que le gaz non raffiné et donc plus facile à transporter, et comme le consommateur final de ce produit se situait en Europe, Shell et le gouvernement colonial britannique, agissant «en accord avec la norme du colonialiste qui s’est engagé dans l’extraction des ressources uniquement pour l’exportation et l’expropriation des profits», à partir de 1956, ont décidé de réduire les coûts en brûlant plutôt le gaz associé excédentaire. En conséquence, non seulement les Nigérians se sont vu refuser l’accès à un réseau électrique, mais leur air a été empoisonné par des fumées caustiques et leur terre par des eaux usées. Selon le Dr Isaac «Asume» Osuoka, militant et universitaire, les torchères ne sont pas le fruit du hasard, mais le résultat d’un mépris flagrant du droit des gens à ne pas être empoisonnés sur leurs propres terres.

Après des décennies de marées noires, de torchères et d’injustice, dans les années 1990, le peuple Ogoni du delta du Niger s’est mobilisé sous le nom de Mouvement pour la survie du peuple Ogoni (MOSOP) pour perturber l’accès aux puits de pétrole et s’opposer de manière non violente à la construction d’un nouveau pipeline. La Déclaration des droits des Ogoni (1992) était un appel à la communauté internationale, pour garantir «le droit de protéger l’environnement et l’écologie des Ogoni contre toute dégradation supplémentaire». L’Ogoniland, avant d’avoir à subir des décennies de dangers environnementaux de la part de compagnies de combustibles fossiles comme Shell, était «autrefois la corne d’abondance de l’est du delta du Niger». Le delta du Niger abrite également «la plus grande zone humide d’Afrique et la troisième plus grande forêt de mangrove au monde», «les écosystèmes les plus denses en carbone au monde, la majeure partie du carbone étant stockée dans le sol».

En 2011, le PNUE a estimé que «la restauration environnementale de l’Ogoniland est possible mais pourrait prendre 25 à 30 ans» et a recommandé que la Shell Petroleum Development Company du Nigeria, la Nigerian National Petroleum Corporation (la compagnie pétrolière publique du Nigeria) et le gouvernement fédéral du Nigeria créent ensemble un «Fonds de restauration environnementale pour l’Ogoniland», en réservant un milliard de dollars pour les cinq premières années de restauration. 

À son crédit, au début de 2017, le SPDC a contribué à hauteur de dix millions USD de ce montant, selon le rapport annuel de Shell. Cependant, les organisations de la société civile au Nigeria ont remis en question le processus de cet exercice de nettoyage, « [attribuant] la lenteur du nettoyage et de la remise en état de l’Ogoni Land à la faiblesse du cadre institutionnel et réglementaire ». En mai 2019, les Amis de la Terre, après avoir mené des recherches sur le terrain, ont rapporté que, «plus de deux décennies après que Shell ait été interpellée pour la première fois pour sa destruction du delta du Niger, le pétrole contamine toujours les terres, des compensations sont dues et Shell continue à faire obstruction à la justice».

Bien que le torchage du gaz soit illégal au Nigeria depuis 1984 et que le Nigeria ait institué une amende pour le torchage du gaz, il est resté une pratique commerciale courante. Le gaz brûlé à la torche par les compagnies pétrolières au Nigeria entraîne l’émission de 16,5 millions de tonnes de dioxyde de carbone par an, soit 17 % des émissions totales de dioxyde de carbone du Nigeria en 2014, qui s’élevaient à 96,28 millions de tonnes.

Parce que l’amende est traitée comme une «charge» plutôt que comme une «pénalité», les compagnies pétrolières ont pu déduire les amendes de leurs impôts, ce qui a entraîné une perte de milliards de dollars pour le gouvernement nigérian. À ce jour, selon les données des satellites infrarouges, il y a eu «une augmentation marquée de la chaleur radiante émise par les torchères de gaz au Nigeria à partir de la fin de 2017». Pendant quatorze des vingt dernières années, de 2000 à 2013, Shell a brûlé plus de gaz au Nigeria – en violation de la législation nationale et en toute impunité – que dans le reste du monde réuni.

Mais cela pourrait changer. En 2017, le gouvernement nigérian a adopté le programme de commercialisation des torchères de gaz au Nigeria, par lequel le gouvernement nigérian mettra aux enchères le droit d’accès, de prélèvement et de raffinage du gaz brûlé. Les recettes provenant du GPL seraient de 606,9 millions de dollars (USD) et les recettes provenant du gaz excédentaire après production de GPL seraient de 336,4 millions de dollars. Si les bouteilles de GPL sont produites localement, l’embouteillage du GPL ajouterait une valeur brute totale d’environ 1,47 milliard de dollars aux producteurs de bouteilles.

Ce programme devrait attirer 3,5 milliards de dollars d’investissements, augmenter le PIB du Nigeria de plus d’un milliard de dollars par an, en partie grâce à la vente de crédits carbone, et réduire les émissions de dioxyde de carbone du Nigeria d’environ treize millions de tonnes par an, conformément aux engagements pris par le pays dans le cadre de l’accord de Paris.

Ainsi, si ce programme est mis en œuvre avec succès, le Nigéria ne sera pas obligé, en vertu de l’accord de Paris, de réduire davantage ses émissions en investissant dans des infrastructures et des alternatives d’énergie renouvelable. L’espoir que les entreprises de combustibles fossiles puissent effectivement recevoir des financements par la vente de crédits carbone – un programme qui, sur le papier, est censé aider à subventionner les projets verts – n’est pas surprenant étant donné que Shell a contribué à la rédaction des règles du marché du carbone de l’Accord de Paris.

L’ouvrage de Kirk R. Smith, «In Praise of Petroleum ?», publié dans Science en 2002, conclut que, dans le cas de la cuisine, «au lieu d’exclure le pétrole, une partie de ce cadeau unique de la nature devrait en fait être réservée pour nous aider à remplir notre obligation d’amener la santé et le bien-être de tous à un niveau raisonnable» Cette suggestion pourrait être raisonnable s’il était possible de réserver et d’extraire uniquement du GPL du sol. Et bien des gens, éloignés de la production des choses qu’ils considèrent comme allant de soi, peuvent être trompés par cette affirmation. 

Faire respecter la rareté des alternatives renouvelables et jouer avec la vie des autres

Le GPL est un sous-produit de la production de pétrole et de gaz, résultat d’un processus de raffinage. La création d’un marché pour le GPL signifie que les réserves de combustibles fossiles existantes deviennent plus précieuses et que de nouvelles infrastructures doivent être construites pour stocker, raffiner, embouteiller, transporter et vendre le GPL. 

C’est le type de retour sur investissement que Shell cherche à obtenir lorsqu’elle continue – malgré les avertissements répétés de la communauté scientifique – à développer de nouvelles réserves de combustibles fossiles pour s’enrichir et pour les intermédiaires en aval. En fait, au cours de la prochaine décennie, Shell devrait dépenser un total de 149 milliards de dollars (USD) en dépenses d’investissement, juste pour développer de nouveaux champs de pétrole et de gaz. Entre 2010 et 2018, Shell a investi un grand total de 1,3 % de ses dépenses d’investissement totales dans des investissements à faible intensité de carbone.

En se concentrant sur la question de la cuisson et en continuant à investir dans le développement de nouvelles infrastructures pour les combustibles fossiles, Shell et son

Alliance vont exacerber le changement climatique, qui pourrait avoir des effets dévastateurs sur la sécurité alimentaire. Shell s’appuie sur les combustibles fossiles au Nigeria et dans le monde entier en commercialisant le gaz comme solution intermédiaire et en imposant une pénurie d’alternatives renouvelables. Comment le Nigeria va-t-il se développer durablement et nourrir sa population ? C’est au peuple nigérian, et non à Shell ou à ses alliés, qu’il appartient de décider en dernier ressort.